Troubles du comportement alimentaire

Hypnose pour troubles du comportement alimentaire (TCA).

La particularité de l’hypnose est de pouvoir modifier les réflexes qui poussent au remplissage ou au grignotage de produits gras ou sucrés.

Cette thérapie est souvent pratiquée en petit groupe de deux à quatre personnes. La thérapie de groupe permet des échanges, une dédramatisation des problèmes et une émulation vers le changement.

 

PENDANT LA SÉANCE

 

  • Changer de perception : regarder les aliments sucrés ou gras avec méfiance.
  • Réduire les quantités par une satiété retrouvée
  • Dépassionner le fait de manger
  • Voir plus large que l’apparence
  • Déplacer l’attention vers le corps
  • Manger n’est pas le bon traitement du stress
  • Poser des « interrupteurs » face aux envies
  • Ressentir l’estomac : resserré.
  • Apprendre à dire non
  • Utiliser les ressources de chacun

 

Nous assurons un suivi pour progresser dans le détachement et pour retrouver un chemin si des difficultés apparaissent.

 

 Les désordres alimentaires

 

  • Envisager les confiseries comme des récompenses, l’alcool comme un anti-stress et, à l’inverse, les légumes comme des alliés de la raison et de la morale.
  • Idéaliser des aliments dont la saveur est agréable mais contenant trop de calories.
  • Trop de contrôle et restriction : syndrome anorexique. Les patientes sont coupées de leur corps (qui se meurt) et leur attention est fixée sur la pensée qui évolue inexorablement vers le perfectionnisme. Cette dissociation fait qu’elles ne se voient pas vivre et ne se voient pas mourir.

 

Les stratégies thérapeutiques

 

L’écoute associée à l’interrogatoire est un moment essentiel qui permet de préciser le comportement et les points d’appui pour le traitement. Sont passés en revue les “liens” et les “empreintes” familiales, sociales, culturelles qui expliquent les comportements des patients. Ces derniers sont amenés à critiquer des influences maladroites qu’ils ont subies : associer confiseries et récompense ou affection et gâteaux…

Il est possible à une personne de renoncer à un aliment ‘nocif’ si elle parvient à le percevoir comme une fatigue, une charge à porter, un empoisonnement. L’hypnose permet ces modifications de perception.

Au cours de l’état hypnotique, il est demandé au patient d’évaluer sa capacité à changer et à remettre en cause des habitudes, anciennes mais inadaptées.

L’information des patients concernant le partage entre aliments bénéfiques et aliments toxiques recouvre le même clivage que celui qui existe entre éléments destructeurs et éléments réparateurs de la personnalité. L’accent est mis sur des expériences passées qui se sont révélées bénéfiques et ont permis des plages de tranquillité.

Le changement provient d’une mise en mouvement qui fait passer du mode toxique au mode équilibre. Plusieurs exercices d’hypnose et d’autohypnose sont proposés pour réussir ce passage et l’automatiser.

La pratique de la relaxation permet de réduire l’anxiété et peut entraîner une réconciliation avec le corps, objet de colère ou de dégoût.

Sous hypnose, la perception de l’image du corps est un exercice utile pour anticiper un changement de l’aspect physique et le faire accepter. La confiance et la réussite dans ce qui est entrepris proviennent d’une image de soi valorisante. De nombreux auteurs recommandent ainsi de renforcer l’estime de soi et de projeter dans le futur les avantages à modifier les liens vers les aliments

La perception, sous hypnose, des organes, œsophage, estomac, vise à provoquer un déclenchement de la satiété chez une personne hyperphagique. Dans le cas d’une anorexie, le patient est amené à s’éveiller à son corps sous hypnose dans le dessein de le retrouver et de le nourrir à nouveau. Cette technique permet des jeux physiologiques qui mobilisent tout l’être dans le but de guérir.

L’utilisation de pratiques d’aversion. Techniques de conditionnement type pavlovien où il est proposé, par exemple, d’associer de l’amertume ou des nausées à des saveurs par trop sucrées

Les séances d’hypnose incluent parfois un entraînement à l’autohypnose.

 

La démarche thérapeutique doit être adaptée à l’individu, à son mode de vie et de pensée. L’hypnose médicale trouve sa place dans cette relation précise et attentive où chaque patient est perçu en tant que personne et non en tant que syndrome. Malgré cela, la prise en charge de ces conduites addictives reste délicate et semée d’embûches en raison de l’environnement, toxique, imposé par la culture occidentale. L’industrie alimentaire use et abuse de sa puissance d’influence sur des êtres humains très influençables.