pathologies

Victimologie

Traumatismes et hypnose

Les patients qui consultent sont :

  • Victime d’attouchements.
  • Souvenirs traumatiques dans l’enfance : un manque de confiance en soi.
  • Crises de panique en voiture, sur l’autoroute ou dans les embouteillages.
  • Peur de prendre l’avion ou l’ascenseur.
  • Peur de prendre la parole en public
  • Peur de passer un oral, un concours
  • Peur du regard des autres

 

Les plaintes fréquemment exprimées par les patients : troubles du sommeil, cauchemars, hypervigilance, comportements addictifs et compulsifs, évitement de certaines situations, lieux ou objets, phobies, difficulté de concentration, irritabilité, détachement affectif, dépressions et somatisations diverses.

L’apport de l’hypnose en victimologie et dans les cas de syndromes post-traumatiques, donne des résultats souvent surprenants, puisqu’elle nous permet d’établir un lien direct entre la réaction face à un événement et le ressenti du vivant. Ce n’est pas l’événement en tant que tel qui pose problème, mais « l’opinion qu’on se fait de l’événement ». L’hypnose pour modifier le vécu afin de le rendre supportable et reprendre vie.

Le traumatisme est vécu comme une maladie, un emprisonnement, une impossibilité de sortir de soi : un enfermement que nous pouvons représenter symboliquement comme une sorte d’armure dont on se parerait pour fuir une réalité trop douloureuse parce que nous avons en nous le germe de la fragilité. Les traumatismes psychiques se traduisent donc par une perte de sens accompagnée d’une détresse souvent inexprimable à l’état de veille. Toujours singulière, cette souffrance porte en elle l’empreinte de chaque individu, de son histoire et des rapports souvent conflictuels qu’il entretient avec son corps. Aussi, notre rôle d’hypno-thérapeute est-il avant tout de permettre à notre patient de trouver les ressources qui sont en lui pour actualiser sa propre guérison, ce qui n’est possible qu’avec son assentiment.

Le rôle du thérapeute est ici primordial : il va permettre à son patient de prendre et maintenir une décision de passer d’une phase passive à une phase active où tout est possible.

Puisque c’est la représentation des événements plus que les événements eux-mêmes qui sont à la source du mal être, la question est de savoir comment permettre au sujet de modifier les représentations qu’il entretient vis-à-vis d’eux, de façon à ce qu’elles puissent être métabolisées et historisées. L’hypnose ou plus précisément l’état hypnotique dispose de ce pouvoir. Le sujet s’y retrouve dans un état d’hypervigilance, une réceptivité particulière, toutes ses barrières conscientes annihilées : la parole peut intervenir, salvatrice.La similitude entre l’état hypnotique (transe) et le traumatisme fait alors des individus ayant subi un traumatisme des sujets particulièrement réceptifs.

Grâce à la suggestion, le travail va consister dans une ré-écriture du traumatisme, non pas dans sa ré-invention, en soi impossible, mais dans le déplacement de son importance. Aussi, le sujet sous hypnose va pouvoir modifier sa relation au temps et vivre le présent en actualisant ce qui reste en suspens ou s’est trouvé interrompu, c’est-à-dire, en terminant une action ou en réinventant une issue acceptable pour lui et satisfaisante.

 

La guérison réside cette affirmation de soi qui permet de reprendre la vie simplement. Pour reprendre le cours heureux des choses, et retrouver  cette capacité naturelle de métabolisation des événements, il est nécessaire de pouvoir laisser au passé ce qui appartient au passé.

Il est donc essentiel de prendre en compte la réalité du vécu traumatisant, et cela d’une manière à donner l’opportunité de revenir sur l’événement et de lui accorder un happy end qui soit le plus satisfaisant. Sous hypnose nous ne pouvons pas réécrire l’histoire, mais faire en sorte que l’événement qui s’est passé ne soit plus focalisant. Le sujet en souffrance, en réinventant son histoire, fait de la période traumatisante un simple moment parmi d’autres. La finalité est devenue adéquate à la représentation positive que le sujet attendait pour tenter de guérir.

Troubles du comportement alimentaire

Hypnose pour troubles du comportement alimentaire (TCA).

La particularité de l’hypnose est de pouvoir modifier les réflexes qui poussent au remplissage ou au grignotage de produits gras ou sucrés.

Cette thérapie est souvent pratiquée en petit groupe de deux à quatre personnes. La thérapie de groupe permet des échanges, une dédramatisation des problèmes et une émulation vers le changement.

 

PENDANT LA SÉANCE

 

  • Changer de perception : regarder les aliments sucrés ou gras avec méfiance.
  • Réduire les quantités par une satiété retrouvée
  • Dépassionner le fait de manger
  • Voir plus large que l’apparence
  • Déplacer l’attention vers le corps
  • Manger n’est pas le bon traitement du stress
  • Poser des « interrupteurs » face aux envies
  • Ressentir l’estomac : resserré.
  • Apprendre à dire non
  • Utiliser les ressources de chacun

 

Nous assurons un suivi pour progresser dans le détachement et pour retrouver un chemin si des difficultés apparaissent.

 

 Les désordres alimentaires

 

  • Envisager les confiseries comme des récompenses, l’alcool comme un anti-stress et, à l’inverse, les légumes comme des alliés de la raison et de la morale.
  • Idéaliser des aliments dont la saveur est agréable mais contenant trop de calories.
  • Trop de contrôle et restriction : syndrome anorexique. Les patientes sont coupées de leur corps (qui se meurt) et leur attention est fixée sur la pensée qui évolue inexorablement vers le perfectionnisme. Cette dissociation fait qu’elles ne se voient pas vivre et ne se voient pas mourir.

 

Les stratégies thérapeutiques

 

L’écoute associée à l’interrogatoire est un moment essentiel qui permet de préciser le comportement et les points d’appui pour le traitement. Sont passés en revue les “liens” et les “empreintes” familiales, sociales, culturelles qui expliquent les comportements des patients. Ces derniers sont amenés à critiquer des influences maladroites qu’ils ont subies : associer confiseries et récompense ou affection et gâteaux…

Il est possible à une personne de renoncer à un aliment ‘nocif’ si elle parvient à le percevoir comme une fatigue, une charge à porter, un empoisonnement. L’hypnose permet ces modifications de perception.

Au cours de l’état hypnotique, il est demandé au patient d’évaluer sa capacité à changer et à remettre en cause des habitudes, anciennes mais inadaptées.

L’information des patients concernant le partage entre aliments bénéfiques et aliments toxiques recouvre le même clivage que celui qui existe entre éléments destructeurs et éléments réparateurs de la personnalité. L’accent est mis sur des expériences passées qui se sont révélées bénéfiques et ont permis des plages de tranquillité.

Le changement provient d’une mise en mouvement qui fait passer du mode toxique au mode équilibre. Plusieurs exercices d’hypnose et d’autohypnose sont proposés pour réussir ce passage et l’automatiser.

La pratique de la relaxation permet de réduire l’anxiété et peut entraîner une réconciliation avec le corps, objet de colère ou de dégoût.

Sous hypnose, la perception de l’image du corps est un exercice utile pour anticiper un changement de l’aspect physique et le faire accepter. La confiance et la réussite dans ce qui est entrepris proviennent d’une image de soi valorisante. De nombreux auteurs recommandent ainsi de renforcer l’estime de soi et de projeter dans le futur les avantages à modifier les liens vers les aliments

La perception, sous hypnose, des organes, œsophage, estomac, vise à provoquer un déclenchement de la satiété chez une personne hyperphagique. Dans le cas d’une anorexie, le patient est amené à s’éveiller à son corps sous hypnose dans le dessein de le retrouver et de le nourrir à nouveau. Cette technique permet des jeux physiologiques qui mobilisent tout l’être dans le but de guérir.

L’utilisation de pratiques d’aversion. Techniques de conditionnement type pavlovien où il est proposé, par exemple, d’associer de l’amertume ou des nausées à des saveurs par trop sucrées

Les séances d’hypnose incluent parfois un entraînement à l’autohypnose.

 

La démarche thérapeutique doit être adaptée à l’individu, à son mode de vie et de pensée. L’hypnose médicale trouve sa place dans cette relation précise et attentive où chaque patient est perçu en tant que personne et non en tant que syndrome. Malgré cela, la prise en charge de ces conduites addictives reste délicate et semée d’embûches en raison de l’environnement, toxique, imposé par la culture occidentale. L’industrie alimentaire use et abuse de sa puissance d’influence sur des êtres humains très influençables.

Sexologie

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Sevrage et tabac

L’HYPNOSE POUR ARRÊTER DE FUMER – TABAC – CANNABIS

 

L’ORIGINALITÉ DE L’HYPNOSE

L’interrogatoire du fumeur, même s’il peut être bref, est déterminant pour le soin. La séance d’hypnose va prendre appui sur les croyances du fumeur et sur le mouvement qui lui a permis de consulter. Un patient qui consulte est une personne en mouvement. Elle s’est placée sur le chemin et envisage une guérison. Elle prend le risque de guérir. A l’opposé, les fumeurs qui ne consultent pas, refusent toute expérience ; ils sont immobiles, ils décrètent « qu’ils ne sont pas prêts».

On pourrait objecter qu’il existe aussi des fumeurs qui ne désirent pas arrêter de fumer, mais consultent tout de même pour prouver cette impossibilité à leur entourage.

 

Le fumeur voit souvent la cigarette comme son amie, son plaisir, un moment de pause, de convivialité. Il est désorienté par la culture, et malmené par l’industrie qui cherche des clients. La séance d’hypnose aura pour objectif de modifier ses croyances en retrouvant son corps blessé. Ressentir l’empoisonnement, la brûlure provoquée par la cigarette pour déclencher ses réflexes de défense et prendre appui sur la jouissance d’une liberté retrouvée.

 

CE QUI EST SPÉCIFIQUE DE L’HYPNOSE

La pratique de l’hypnose permet de vivre en temps réel et surtout de ressentir les changements décidés. La période de la réflexion est dépassée, il s’agit de vivre une nouvelle situation et de s’y adapter.

Par l’imagination, il est possible d’entrer dans cette modification perceptive qui ferait abstraction du tabac ou plus exactement qui serait une indifférence au tabac.

Seule l’hypnose permet à ces jeux d’imagination de produire du réel.

Le sevrage peut se faire en une séance suivie d’un arrêt immédiat de la cigarette. Mais il est important de proposer un suivi pour accompagner les patients et les revoir s’ils se sentent en difficulté.

 

LES EXERCICES

Tirés du livre HYPNOSE-TOI TOI-MEME ! Jean Marc BENHAIEM, éd. Flammarion.

FAIRE TOMBER DU PIÉDESTAL

Si vous idéalisez encore trop le tabac, voulez-vous bien le voir comme la statue d’un dictateur qu’on déboulonne ?  Il dirigeait votre vie, il fallait accourir à son appel, il exigeait un lourd tribu financier, il oppressait votre corps et vos pensées.

LE PARASITE

Un parasite vit au dépends de celui ou celle qui l’héberge. Il vous prenait vos forces, il vous prenait votre temps, votre argent, votre souffle, votre santé, il pouvait même vous prendre votre vie ! Imaginez qu’il puisse se détacher de vous.

LE LABYRINTHE

Vous êtes dans les couloirs d’un labyrinthe, décrivez-le. Que voyez-vous autour de vous ? D’autres personnes ? Des collègues ? Que font-ils ? Voyez-vous la sortie ?

L’INDIFFÉRENCE

Imaginez vos cigarettes, regardez-les et faites en sorte qu’une indifférence vous vienne.

PROIE-PRÉDATEUR

Êtes-vous d’accord pour vous visualiser comme une proie, un animal immobilisé par son prédateur ? Si oui, comment voyez-vous la scène ?  Une fuite est-elle possible ?

PORTER ATTENTION AU CORPS

Voulez-vous bien porter attention à une zone de votre corps qui ressent la blessure du tabac ? Gorge ? Bouche ? Poumons ? artères ?

LA RESPIRATION

Voulez-vous bien retenir votre respiration quelques instants ? Attendez que cela vous devienne désagréable, puis reprenez de l’air. C’est bien l’air qui nous fait vivre.

Conclusion

Le praticien de l’hypnose a confiance dans les ressources de ses patients. Il sait que le corps humain peut calmer le manque de tabac et de cannabis en augmentant ses sécrétions d’endorphines, de sérotonine, de dopamine.  Il décide que le chemin est ouvert vers la guérison. Il suffit de se lancer. De prendre des risques.

La gratitude des patients sevrés est immense envers leur thérapeute. Ils vivent ce changement comme une délivrance magique. Ils gardent longtemps en mémoire la date de cet événement curieux qui les a vu passer de l’emprise à la liberté. Si le praticien est tranquille, têtu et bienveillant, sa présence sera décisive pour provoquer cette ‘bascule’ chez son patient.

 

A lire :

  • Oubliez le tabac ! éd. Albin Michel, par le Dr Jean-Marc BENHAIEM

Phobie, anxiété, dépression

ANXIETE ET PHOBIE ABORDÉES PAR L’HYPNOSE

 

L’être humain est un être en relation et en interaction avec son environnement intérieur et extérieur. Il se modifie en permanence de façon visible (l’enfant qui grandit, le vieillissement) mais aussi de façon imperceptible. La personne traverse des épreuves, des deuils, des échecs et de belles réussites. La pathologie survient quand il y a un blocage face à ces processus de changement. La personne ne parvient plus à s’adapter aux situations présentes. Elle développe de l’anxiété, des ruminations, des culpabilités et  ressent beaucoup de souffrances.

Comment alors aborder les phénomènes anxieux?

 

En écoutant les patients pour comprendre ce qu’ils vivent : anxiété simple, trouble anxieux généralisé, phobie, attaque de panique, état de stress post-traumatique …

 

Le temps présent.

 

Les personnes qui présentent un problème d’anxiété ont  des difficultés à vivre le présent.

Ils sont, soit dans l’anticipation négative de l’avenir, soit dans la remémoration des évènements noirs du passé. C’est d’ailleurs une plainte fréquente en consultation : “je ne vis pas le présent, je n’arrive pas à profiter de l’instant présent…’’.

Les anxieux sont dans un contrôle désespéré du temps : plus ils essaient de maitriser le temps, moins cela marche; et plus cet échec les rend anxieux : en thérapie ils viennent apprendre à renoncer à vouloir, à attendre une réponse à toutes leurs questions. Apprendre à dire non, à se poser, à ne rien faire, à prendre le temps de faire ce qu’ils sont en train de faire dans le moment présent.

 

La seule manière de vivre le présent, d’être au présent, passe par l’attention au corps, l’absorption complète dans la sensorialité et dans ce qu’on est en train de faire, bref tout ce qui caractérise la transe hypnotique.

 

Une patiente m’est envoyée par une psychiatre pour une arachnophobie ancienne très invalidante puisque, habitant la campagne, elle ne peut ouvrir les fenêtres, reste cloîtrée chez elle et n’en sort que pour aller travailler. Elle ne peut même pas prononcer le mot araignée. Cette femme a peur de tout, elle a peur de la vie.

 

A la fin de la séance elle est restée silencieuse un moment et m’a dit : «je ne peux nier ce qui s’est passé, c’est quelque chose que j’ai ressenti… une expérience ».A la rentrée de septembre elle m’a dit qu’elle était partie en vacances avec son mari, ce qui n’était pas arrivé depuis des années et que cela s’était bien passé. Sa phobie des araignées avait complètement disparu.  Elle arrivait à sortir de chez elle un peu plus et sa professeure de chant lui avait dit que sa voix avait changé.

 

MANQUE DE CONFIANCE

 

Deux  autres problèmes fréquemment rencontrés dans l’anxiété sont le manque de confiance en soi et l’obsession du résultat immédiat .Ceci est également lié au contrôle que ces personnes veulent avoir.

Les personnes anxieuses veulent aussi, un résultat immédiat avant d’avoir commencé les choses et oublient les étapes intermédiaires : si les enfants s’arrêtaient de marcher la première fois qu’ils tombent, personne ne marcherait.

 

Un homme de 60 ans est suivi depuis 30 ans pour un état de stress post-traumatique (décès de son petit frère dans des circonstances dramatiques). Il se sent coupable de ne pas avoir pu le protéger. Je lui demande juste de reconnaitre son impuissance totale  à éviter ce drame et de dire à ce petit frère ce qu’il a envie de lui dire. Il peut lui dire au revoir. Lors d’une consultation suivante il me dit qu’il est plus calme et ressent un apaisement et un peu plus tard qu’il a commencé à ranger son atelier et qu’il a de nouveau envie de chanter. L’amélioration  est confirmée par son entourage.

 

La projection dans le futur au moment où le problème n’existe plus permet aussi de supprimer l’anxiété d’anticipation.

 

TIMIDITÉ – PHOBIE SOCIALE

 

Une jeune fille qui se décrit comme très timide et qui souffre de phobie sociale, vient car elle doit chanter en solo lors d’un concert et elle appréhende cette soirée. La visualisation de cette soirée sous hypnose lui permet de réussir brillamment et calmement sa prestation.

 

PEUR DU VIDE.

 

L’écoute attentive de ces patients montre que ces personnes ont horreur du vide et le manifestent de différentes façons : vertige, agoraphobie, hyperactivité, entassement d’objets …

 

Un jeune homme vient me voir sur les conseils de la psychiatre de l’hôpital qui le suit depuis plusieurs années pour une agoraphobie sévère. Il peut à peine sortir de chez lui pour venir jusqu’à mon cabinet. Les ressources sont à l’intérieur de lui et la solution n’est plus à rechercher à l’extérieur. Après la séance d’hypnose, il est plus calme et peut commencer à circuler en ville.

Il est aujourd’hui autonome et  se déplace même, en avion, à l’étranger pour son travail.

 

RETROUVER L’ÉQUILIBRE

 

Pratiquer l’hypnose c’est prendre en compte la globalité de ce qu’est le patient, la vie qu’il a eue  jusqu’à ce jour, celle qu’il a aujourd’hui, les liens qu’il entretient avec ses proches et tout son contexte social et professionnel.

La maladie peut être vue comme un déséquilibre se manifestant à un endroit quelconque du corps et qui affecte le patient dans le fonctionnement de celui-ci et dans sa manière d’être au monde et en relation avec autrui. L’hypnose permet au patient d’être acteur et de restaurer cette fluidité.

 

A lire :

HYPNOSE-TOI TOI-MEME. L’autohypnose, l’expérience de la liberté. JM Benhaiem, éd. Flammarion.

Pédiatrie

 L’HYPNOSE POUR LES ENFANTS DE 2 ANS A 18 ANS.

 

L’hypnose est une aire de jeu où l’enfant trouve l’espace pour se mouvoir et jouer à sa guise, et où le champ des possibles est élargi.

Quelle que soit l’indication, si l’enfant est curieux, l’hypnose est une thérapie brève corporelle et imaginative dont l’approche ludique séduit petits et grands.

 

Quelles sont les principales indications de l’hypnose chez l’enfant ?

 

Les parents peuvent emmener leur enfant consulter un hypno thérapeute pour plusieurs raisons :

  • certains troubles émotionnels tels que les peurs, phobies ou l’anxiété peuvent être atténués par des séances d’hypnose. Une tristesse ou une perturbation de l’humeur suite à un événement de vie tel qu’un deuil ou une séparation peuvent faire l’objet d’un travail hypnotique profitable pour l’enfant. De façon plus générale, les difficultés inhérentes à l’enfance (adaptation scolaire, timidité, troubles psychosomatiques, etc.) sont d’excellentes indications.
  • les douleurs récurrentes (migraines, maux de ventre) ou induites par un soin (vaccin, soins dentaires) sont soulagées par l’hypnose.
  • Les troubles de l’attention peuvent être améliorés avec l’hypnose.
  • Les troubles du sommeil
  • L’addiction aux écrans

 

 

Les mots clés :

  • L’énurésie
  • Les troubles du sommeil, les cauchemars
  • Les peurs
  • L’anxiété
  • Se ronger les ongles
  • Chez le dentiste
  • L’addiction aux écrans
  • Le bégaiement

 

L’hypnose est-elle adaptée aux enfants ?

 

Oui. Les enfants ont une tendance naturelle à se mettre en transe hypnotique et sont d’excellents candidats à l’hypnose. Il y a une grande participation de l’imaginaire en hypnose auquel les enfants ont un accès direct, alors que nous, adultes, avons parfois du mal à retrouver ce chemin vers le merveilleux. De plus, l’enfant a un avantage : il approche l’hypnose sans préjugé et sans croyance limitante (peur de perdre le contrôle, peur d’être manipulé), et sera plus enclin à expérimenter sans retenue et avec enthousiasme les exercices et jeux proposés par le thérapeute.

 

 

Comment se passe une consultation d’hypnose ?

 

En pratique, lors d’une consultation au cabinet, la séance d’hypnose dure environ 45 minutes. Ce temps d’attention peut-être plus court chez l’enfant. Lors de la première rencontre, un entretien est réalisé par le thérapeute afin de comprendre le problème ou la difficulté rencontrée, mais surtout de définir ensemble, enfant, parents et thérapeute, l’objectif de la thérapie. La séance d’hypnose à proprement parler se déroule le plus souvent sans les parents. L’enfant peut être assis sur une chaise ou installé dans un fauteuil. L’hypnose débute souvent au travers d’une conversation (hypnose conversationnelle). Parfois, chez les grands enfants, des techniques de focalisation et d’induction plus formelles peuvent être proposées. Lors du travail hypnotique, le thérapeute choisit des suggestions adaptées à l’âge et aux centres d’intérêt de l’enfant, et la séance se co-construit avec l’enfant. On peut dire que l’hypnose, comme le rêve, peut s’oublier, comme un apprentissage qui s’oublie pour devenir efficace. Bien entendu, le thérapeute doit toujours se montrer disponible après la séance pour rassurer les parents sur le déroulement de celle-ci et pour proposer un suivi si nécessaire.

 

Combien de temps dure une consultation et combien de consultations sont nécessaires ?

 

Les consultations durent en général 45 minutes. La première consultation, où le thérapeute et l’enfant font connaissance, où l’enfant découvre l’hypnose, est en général un peu plus longue que les suivantes. Une fois cette découverte faite, les séances peuvent être plus courtes.

Concernant le nombre de séances, l’hypnothérapie fait partie des thérapies brèves. Il faut en général compter quelques séances espacées de quelques semaines pour obtenir un résultat satisfaisant, si la technique plaît à l’enfant. Parfois, une ou deux séances seulement suffisent. Quel que soit le nombre de séances, il est important que l’enfant puisse s’ exprimer et aborder librement ce qui lui convient ou ce qui ne lui convient pas, afin de faire le point régulièrement sur l’apport des séances réalisées.

 

LES EXERCICES

Pour des enfants, l’entrée dans l’imaginaire passe par des jeux. Dessin, histoire, métaphores, contes et saynètes de théâtre favorisent la création d’un accompagnement rassurant et valorisant. L’enfant est acteur. Le cadre de sécurité de la séance lui donne envie de s’exprimer, de reprendre confiance en lui et de s’affirmer.

Gastro-entérologie

LE CÔLON DANS LE CERVEAU

 

Il nous arrive d’être fâché avec une partie de notre corps qui souffre de dysfonctions.

Un jour, j’ai demandé à une femme souffrant du côlon de faire d’abord la paix avec lui pour lui donner une chance d’aller mieux. Il existe des exercices spécifiques d’hypnose pour cette action. D’abord se réconcilier avec la partie du corps qui souffre pour que cette partie puisse bénéficier des systèmes protecteurs du corps à savoir systèmes antalgiques, antiinflammatoires, cicatriciels…etc.

La comparaison avec l’enfant n’est pas choisie au hasard puisque l’on peut considérer que l’enfant fait partie intégrante du corps des parents. Même loin, il ne cesse d’en faire partie. De même les parents font partie du corps de l’enfant et continuent d’y être présents même après leur mort. Quand un enfant souffre, les parents souffrent aussi puisque le corps de l’enfant fait partie de leur corps. Un corps ne se résume pas à des organes et à des fonctions. Il fait partie d’un tissu plus large incluant des pensées, des objets, des images, d’autres personnes, l’ensemble étant relié.

 

LA SÉANCE D’HYPNOSE EN PRATIQUE

 

Le patient est assis dans un fauteuil ou un siège confortable. La conversation porte sur ses symptômes et sur son histoire clinique. Selon les éléments donnés par le patient et selon les symptômes rapportés, la séance d’hypnose peut commencer. La fixation sur un point ou sur une sensation provoque peu à peu un flottement dans l’attention. Le silence prolongé et l’attente induisent une confusion et une incertitude qui désactivent l’activité du cortex cérébral. Le raisonnement et l’intellect sont ainsi mis en veilleuse au bénéfice de l’imaginaire.

Toute liberté est laissée aux deux protagonistes pour orienter la séance selon les plaintes et les attentes.

 

LES SUGGESTIONS

 

Les exercices de visualisation provoquent un changement d’attention qui est une des formes de l’hypnose.  L’usage de métaphores peut s’avérer décisif pour déclencher un mieux-être en  comparant par exemple le tube intestinal à un fleuve calme, quasi-immobile, sans heurt ni précipitation et attendre que la personne ressente vraiment cette image vivante dans son corps. D’autres études porant sur des enfants souffrant de colôn irritable, proposent de visualiser une voiture roulant et d’en modifier la vitesse selon les besoins et les sensations de chacun.

La pratique de l’autohypnose entre les séances, avec ou sans enregistrement audio, sert à entrainer les patients à vivre leur corps autrement.

Trois à cinq séances sont pratiquées pour pouvoir juger de l’utilité de cette approche et de la réactivité du patient.                                               –

 

EN RÉSUMÉ

 

L’état hypnotique est un état d’attention particulière qui exclut la raison et l’intellect. Cet état permet des expériences nouvelles de visualisation et d’imagination qui peuvent aboutir à « l’oubli » des croyances, des peurs et des plaintes. L’hypnose offre une réelle possibilité aux thérapeutes d’être présents à leurs patients, à leur histoire clinique et à une chance de guérison.

Toutes les pathologies digestives chroniques peuvent bénéficier de l’approche de l’hypnose selon les attentes des patients : reprendre confiance dans leur corps, calmer des spasmes, des saignements, des distensions, réguler le transit et sortir de l’invalidité qui en résultait.

 

Bibliographie

  • « L’hypnose aujourd’hui » ed InPress, Dr Jean Marc Benhaiem, 2005.
  • « Le Guide de l’Hypnose, éd InPress, 2015.
  • Zen et Hypnose, 12 Principes d’équilibre, éd de La Martinière, 2016.

Douleurs aigües et chroniques

L’hypnose est une approche non pharmacologique pour apaiser, réduire et parfois supprimer les douleurs chroniques.

Qui ne s’est senti désemparé face à une douleur qui s’installe et devient chronique ? Une maladie, un pronostic sombre, une désillusion, une douleur contre laquelle une personne vient se heurter sans pouvoir ni se relever ni contourner l’obstacle.

 

Pratiquement toutes les pathologies douloureuses chroniques peuvent bénéficier de l’approche par l’hypnose. Les céphalées de tension, la migraine, le côlon irritable, les douleurs abdominales, les dyspepsies, les douleurs temporomandibulaires, la lombalgie chronique, la fibromyalgie, les cystites interstitielles,  l’algodystrophie, les douleurs de membre fantôme, les syndromes post-traumatiques, les douleurs du cancer, les soins palliatifs, ainsi que l’anxiété qui participe à toutes ces pathologies.

 

Une personne est absorbée, focalisée par une douleur répétée ou par un deuil et ne sait plus comment s’en détacher. Le patient demande alors à l’hypnotiseur-thérapeute de le déshypnotiser, commme sur une scène de music hall où l’hypnotiseur claque des doigts pour réveiller les spectateurs qui se sont portés volontaires. Finalement c’est un réveil qui serait salutaire et non plus un sommeil. Sortir d’un cauchemar…

 

 

Mode d’installation et particularités des douleurs chroniques

 

Une douleur n’est rien sauf si elle s’installe. Une peur n’est rien, sauf si elle se renouvelle trop fréquemment. Finalement ce que l’on a à soigner à chaque fois c’est l’immobilisation, la sidération, la focalisation.

 

S’installer dans la réalité du moment

 

Exemple : une jeune femme a été opérée d’un cancer du sein suivi d’une reconstruction mammaire. Elle souffre de la cage thoracique. Les cicatrices des différents prélèvements et greffes la font souffrir et lui rappelle constamment ce qu’elle a traversé. Elle a quitté le monde de l’insouciance, sa féminité s’est modifiée. Les séances d’hypnose lui servent à calmer sa peur et sa tension musculaire. Elle constate que si elle accepte la réalité de son corps blessé, ce que l’hypnose lui permet de faire, elle souffre moins fortement.

 

Être absent à son propre corps

 

Un organe qui va bien est un organe silencieux. Prendre le corps comme il est, est la condition pour pouvoir espérer un soulagement. Etre présent à son corps même mutilé, même détérioré est la condition nécessaire pour guérir d’une douleur chronique.

 

La douleur

 

Nous pouvons donner l’exemple d’un patient qui évoquerait par des métaphores les symptômes dont il souffre. La douleur est comparée à un étau qui serre, à un tube trop étroit, à une griffure, un couteau qui transperce, une plaque de métal, des aiguilles, une barre tordue etc. Le thérapeute utilise ces métaphores au cours de la séance d’hypnose pour les modifier par l’imagination, ou en faire émerger d’autres plus adaptées à un changement de contexte donc compatibles avec une absence de douleur.

 

Le mouvement

 

Le patient, pendant l’hypnose, crée ou retrouve les images et les sensations de mouvements liés à la marche, au vélo ou à la danse. En visualisant ce vécu, il active les zones corticales sensori-motrices qui sont liées aux mouvements.

 

Comment envisager l’avenir ?

 

Selon la pathologie, la question de l’avenir du patient est posé. Dans le cas d’une guérison possible sans séquelle, il n’y a pas trop de difficultés à envisager l’avenir. Mais dans le cas de pathologies sans retour possible à la vie d’avant à cause d’importantes séquelles ou après une amputation, se pose parfois le problème de l’activité professionnelle à reconsidérer et même de la vie affective, amoureuse qui devra s’adapter à l’handicap. Là également, les séances d’hypnose pourront par des exercices de visualisation améliorer la vision qu’a le patient de son avenir.

Désintoxication alcoolique

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Dermatologie

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